Francophone Africa: a glimpse at the region | L’Afrique francophone – un aperçu de la région

Francophone Africa: a glimpse at the region | L’Afrique francophone – un aperçu de la région

Francophone Africa refers to the 24 countries in Africa which have French as either one of the official or main languages. Though the region shares aspects of a common culture due to a shared language and shared aspects of history: French colonization, the region is large and diverse, spreading across North, West, Central and East Africa.

Francophone Maghreb refers to the three French speaking North African countries which are Morocco, Algeria and Tunisia. Though more often closely linked with the Middle-East region due to the obvious identity, cultural and linguistic ties, its geographical situation is in Africa and it shares many commonalities with its most immediate southern sub-Saharan neighbors. Francophone West Africa is home to Benin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea, Mali, Mauritania, Niger, Senegal and Togo. Francophone Central Africa is home to Cameroon, Central African Republic, Democratic Republic of Congo, Republic of Congo, Gabon, Equatorial Guinea and Chad. This already large region includes Burundi, Djibouti, Rwanda, Madagascar and the Comoros in East Africa.

Legal framework

The legal and institutional framework of this region is as diverse as the countries in it but all the countries’ legal systems have been influenced and often modeled after French civil law. Depending on the country or region, other influences exist, such as Islamic law in Maghreb and customary law in sub-Saharan Africa.

The particularity of this region, is the existence of a long standing supra-national legal and institutional initiative, known as OHADA.

OHADA is the acronym for the French « Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires », Organisation for the Harmonisation of Business Law in Africa.  The organization was first established in 1993 when legal and judicial insecurity were identified as obstacles to investment in the region. OHADA was tasked with streamlining the legal framework of the investment and business environment.

The organization responded by creating a uniform legal and regulatory framework with regards to accounting standards, mediation and arbitration, corporate commercial law, securities, insolvency, debt collection and road freight transportation contracts. Currently, an employment law Uniform Act is in the process of being drafted.

OHADA has also had a significant positive impact on local businesses, allowing more entrepreneurs and small businesses to integrate the formal sector, therefore increasing their potential for growth and job creation. Despite the above, the organization has been criticized for not being up-to-date enough with the international business environment and practices however this has not steered the growth in foreign direct investment in the recent years.

There are a number of other regional organisations such as the African Intellectual Property Organisation (OAPI) and the regional insurance industry body (CIMA), amongst others.

This region is also an integrated market of two economic regions, the West African Economic and Monetary Union (UEMOA) and the Economic and Monetary Community of Central Africa (CEMAC). The two consist of fourteen countries, eight for the first and six for the latter. Both share a customs union and currency union, with the franc CFA being the common currency, facilitating the transfer of people and goods across the respective zones.

Economic environment

The economic growth of the region has gone from strength to strength due to a number of external and internal factors. Among the external factors, studies mention the strong global growth and financial conditions, particularly before the 2008 crisis and the rise in oil prices and raw materials because of the strong demand of emerging BRIC (Brazil, Russia, India and China) countries.

Internally, the growth of the region has been stimulated by business enabling environment reforms, more private and public investment, dominated by investment in infrastructure (ports, transmission networks and electricity generation) and an increase in agricultural productivity and a start of economic diversification.

Francophone African is expected to deliver some of the fastest-regional growth rates, second only to the East African region, with Côte d’Ivoire projected to be the fastest-growing economy in sub-Saharan Africa according to International Monetary Fund forecasts.

The other countries of the region are expected to average between 5,5% and 7,7% GDP growth in the next year, according to the African Development Bank’s forecasts.

With its half a billion inhabitants almost scattered across the whole continent, francophone Africa is a diverse cultural and economic landscape, resulting in a region that has everything it takes to continue, and even more sore, contribute to the continent’s Africa rising narrative, bringing a savoir-faire of its own.

Author

Tshiamo Maseko Poisson, Head | Franchophone Africa, LNP Attorneys Inc.


 

 

L’Afrique francophone désigne les 24 pays d’Afrique où le français est l’une des langues officielles ou principales. Bien que la région partage des semblants d’une culture commune en raison d’une langue partagée et des aspects communs de l’histoire : la colonisation française, la région est vaste et diverse, se répandant à travers l’Afrique du Nord, de l’Ouest, Centrale et Orientale.

Le Maghreb francophone désigne les trois pays nord-africains francophones que sont le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. Bien que plus souvent étroitement liée à la région du Moyen-Orient en raison des liens identitaires, culturels et linguistiques évidents, sa situation géographique est en Afrique et cette région partage de nombreuses similitudes avec ses voisins les plus proches au sud du Sahara. En Afrique de l’Ouest francophone on retrouve le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo. En Afrique centrale francophone il y a le Cameroun, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, la République du Congo, le Gabon, la Guinée- équatoriale et le Tchad. Finalement, cette région déjà vaste comprend également le Burundi, le Djibouti, le Rwanda, le Madagascar et les Comores en Afrique de l’Est.

Le Cadre juridique

Le cadre juridique et institutionnel de cette région est aussi divers que les pays qui s’y retrouvent, mais tous les systèmes juridiques des pays ont été influencés et souvent modelé sur le droit civil français. Selon le pays ou la région, d’autres influences existent, telles que le droit islamique au Maghreb et le droit coutumier en Afrique subsaharienne.

La spécificité de cette région est l’existence d’une initiative juridique et institutionnelle supranationale de longue date, connue sous le nom d’OHADA.

L’OHADA est l’acronyme pour « Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires ». L’organisation a été créée en 1993 lorsque l’insécurité juridique et judiciaire ont été identifiés comme des obstacles à l’investissement dans la région. L’OHADA avait pour mission de rationaliser le cadre juridique de l’environnement des investissements et des affaires.

L’organisation a ainsi créé un cadre juridique et réglementaire uniforme qui couvrent le droit comptable et information financière, le droit commercial général, le droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt général et des sociétés coopératives, le droit des sûretés, les procédures collectives d’apurement du passif, le recouvrement des créances et des voies d’exécution, le droit d’arbitrage et le droit du transport de marchandises par route. Actuellement, un projet de loi sur le droit du travail est en cours de rédaction.

L’OHADA a eu un impact positif significatif sur les entreprises locales, permettant à davantage d’entrepreneurs et de petites entreprises d’intégrer le secteur formel, augmentant ainsi leur potentiel de croissance et de création d’emplois. L’organisation peut être critiquée de ne pas être suffisamment à jour avec l’environnement et des pratiques du commerce international, mais cela ne semble pas détourner la croissance de l’investissement étranger direct au cours des dernières années.

Il existe un certain nombre d’autres organisations régionales telles que l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) et l’organisme régional du secteur des assurances (CIMA), entre autres.

La région est également un marché intégré des deux régions économiques, l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Les deux comprennent quatorze pays, huit pour le premier et six pour le dernier. Les deux régions ont une union douanière et monétaire, le franc CFA étant la monnaie commune, facilitant le transfert des personnes et des biens dans les zones respectives.

L’Environnement économique

La croissance économique de la région a connu un développement important en raison d’un nombre de facteurs internes et externes. Parmi les facteurs externes, les études montrent que la forte croissance mondiale et les conditions financières, avant la crise de 2008 notamment, et la hausse des prix du pétrole et des matières premières en raison de la forte demande des pays émergents du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont beaucoup contribué à la situation économique de la région.

Sur le plan interne, la croissance de la région a été stimulée par des réformes de l’environnement des affaires, davantage d’investissements privés et publics, dominés par les investissements d’infrastructure (ports, réseaux de transport et production d’électricité), une augmentation de la productivité agricole et un début de diversification économique.

Il est prévu que l’Afrique francophone affiche les meilleurs taux de croissance régionaux derrière l’Afrique de l’Est en 2019 à l’instar de la Côte d’Ivoire qui sera l’économie dotée de la plus grande croissance en Afrique subsaharienne, selon les prévisions du Fonds Monétaire International.

Selon les prévisions de la Banque Africaine de Développement, les autres pays de la région devraient connaître une croissance moyenne entre 5,5% et 7,7% du PIB au cours de 2019.

Avec son demi-milliard d’habitants dispersé sur presque tout le continent, l’Afrique francophone est un paysage culturel et économique diversifié, donnant lieu à une région qui a tout pour continuer, et encore plus, contribuer au narratif de Africa Rising, apportant un savoir-faire propre.

 

Auteur

Tshiamo Maseko Poisson, Chef de L’afrique Francophone, LNP Attorneys Inc.